Adapter les écoles et écouter les enfants
Marie-Françoise De Mori, adjointe au maire déléguée à l’éducation et aux droits de l’enfant

Née à Sète en 1963, d’une mère institutrice et d’un père chauffeur de taxi Marie-Françoise, y noue des amitiés qui perdurent encore aujourd’hui à travers ses passions pour le sport et la randonnée.
Après un passage à Montpellier, puis à Nîmes, diplôme d’assistante sociale en poche, elle officie sur le bassin de Thau pour le Département de l’Hérault.
Vingt ans plus tard, elle devient directrice de l’agence de la solidarité Bassin de Thau, basée à Frontignan la Peyrade. C’est là que j’ai réellement découvert la ville. J’y ai passé mes meilleures années professionnelles.
Mariée en 1988 à Michel, elle donne naissance à deux filles, Léa et Flora et devient grand-mère, en 2016, de sa petite-fille Anaé. En 2021, le couple trouve la maison idéale pour envisager une retraite active au sein de la cité muscatière. Mais en 2025, Michel s’éteint brutalement après quelques mois de lutte contre le cancer. Une épreuve, une remise en question et un nouveau départ, j’ai trouvé la force de m’engager aux côtés de Michel Arrouy et de son projet pour la commune, dans la continuité de ma démarche professionnelle pour le mieux vivre ensemble.
Membre du Parti Communiste Français depuis peu, j’ai toujours été impliquée politiquement, surtout quand la gauche fait union. Alors quand on m’a proposé de rejoindre l’équipe, j’ai accepté. J’ai rencontré des gens dynamiques et très investis, avec qui j’ai vécu une magnifique campagne. Le plébiscite des habitants dans les urnes quelques mois plus tard m’a confortée dans ce choix.
Vous êtes notamment déléguée à l’éducation. Quels sont les enjeux et vos objectifs pour ce mandat ?
Le principal enjeu va être de construire un projet global, à l’échelle de la ville, avec les professionnels de la ville et de l’Éducation nationale, les associations et partenaires, mais aussi les familles. Nous sommes confrontés à la baisse de natalité, un phénomène national qui va s’amplifier et auquel nous devons nous adapter, tant du point de vue des équipements que de la structuration des services.
Il y a aussi l’enjeu de l’adaptation au réchauffement climatique – déjà bien entamée au cours du premier mandat – mais qu’il faut poursuivre dans toutes les écoles de la ville. Tout cela en tenant compte des baisses de dotation et de fonds propres.
Je souhaite par ailleurs qu’on pérennise les actions qui fonctionnent bien et qui font la différence en amenant un vrai plus aux familles comme la classe pour les enfants de moins de 3 ans à Anatole-France, l’accompagnement par nos agents d’inclusion ou les séjours dans le cadre de l’ALSH.
On va aussi s’engager davantage pour l’éducation dehors, qui est la thématique de la Semaine de la parentalité cette année.
Nous conduirons, avec l’aide de la Région, un travail de promotion de la culture occitane et nous travaillerons à développer les formations ainsi que le partage des
pratiques professionnelles. Nous avons 200 agents très engagés, motivés et créatifs qui travaillent à l’éducation. Il faut les accompagner dans le maintien et le développement de leurs compétences.
Et concernant l’autre volet de votre délégation, les droits de l’enfant ?
C’est une nouvelle délégation, même si la place de l’enfant était déjà un sujet prioritaire sur le précédent mandat.
L’idée principale est de mettre en pratique les projets de politiques publiques à hauteur d’enfant. Que ce soit pour l’aménagement d’une place, la création d’un nouveau service, etc., afin d’acter que les enfants sont des citoyens à part entière. Il s’agit aussi de faire connaitre leurs droits, de les protéger, de favoriser leur épanouissement et leur autonomie et de leur donner la parole. Grâce à un travail partenarial avec les écoles, les associations et l’ensemble des acteurs du secteur, on souhaite mettre un coup de projecteur sur le sujet à l’occasion de la journée nationale des droits de l’enfant, le 20 novembre prochain, pour lancer et réunir les réflexions.
Je souhaite, enfin, consolider le travail avec nos partenaires comme la CAF ou Amnesty international, dont la caravane fera une halte à Frontignan la Peyrade durant la Semaine de la parentalité pour sensibiliser la population à la question des droits de l’enfant..
