FLP MAG #53 – Parole d’élue : Valérie Maillard

 La culture, un droit universel

Valérie Maillard, adjointe au maire déléguée à la culture et au patrimoine

Valérie Maillard mène un second mandat aux côtés du maire, Michel Arrouy. Son engagement politique prend forme en 2019, lorsqu’elle revient s’installer dans la commune qui l’a vue grandir. Pour cette femme humaniste engagée à gauche, diplômée en histoire de l’art et en muséologie, défendre les artistes et l’accès à la culture ne peut être qu’une évidence.

En effet, celle qui a grandi impasse Anthérieu a œuvré durant 25 ans au service de structures d’art vivant tels que le Théâtre d’Arles, le château de Blois ou la Scène nationale d’Annecy. En parallèle, elle a élevé ses deux enfants qui font sa fierté : Anna qui travaille aujourd’hui à Paris après des études d’architecte, et Antonin qui réalise actuellement un périple autour du monde avec sa famille.
À l’aube de ses 50 ans, elle a, en outre, opéré une reconversion professionnelle pour devenir enseignante en école primaire avec toujours la même vocation, « défendre l’humain avant tout ».

Comment faire du service public un vecteur d’accès à la culture ?

Dans ma carrière comme dans mon rôle d’élue, j’ai toujours eu à cœur de défendre le patrimoine, la culture et le vivre-ensemble. En proposant la gratuité des spectacles dans l’espace public, la municipalité supprime plusieurs freins d’accès à la culture. Tout d’abord parce que le premier contact avec les habitants se situe dans l’espace public, là où l’on se rencontre, là où l’art est libre d’accès. Ensuite, à travers la rémunération des artistes et le maintien d’une offre culturelle gratuite, nous soutenons la création artistique tout en la rendant accessible au plus grand nombre.
À titre d’exemple, Les Jeudis de la culture place Jean-Jaurès, connaissent chaque été un franc succès. Le week-end Tout un cirque ! est lui aussi devenu, en seulement deux éditions, un événement incontournable qui accueille des milliers de personnes. De nombreuses initiatives sont proposées au-delà du cirque, je pense aux balades littéraires du FIRN, au parcours d’art urbain, aux visites patrimoniales… Tout cela est rendu possible grâce à l’action coordonnée des agents municipaux qui sont profondément engagés dans cette démarche.

Qu’est-ce que le cirque représente pour vous ?

J’aime particulièrement l’art du cirque par son esprit de prise de risque, de grande solidarité et de confiance mutuelle. Nous accueillons à ce propos de nombreuses compagnies telles que le CirkVOST et mettons en œuvre des projets avec les artistes pour proposer aux enfants, dès le plus jeune âge, un programme d’éducation artistique et culturelle tout au long de l’année scolaire.
Je tiens aussi à saluer ici le tissu associatif qui œuvre sans relâche à la pratique et à la promotion de l’art. C’est ce qui fait la dynamique d’une ville. La salle d’exposition Jean-Claude-Izzo et la Maison des loisirs créatifs sont des lieux qui montrent à quel point les associations culturelles sont actives et les artistes locaux féconds.

Quelles actions souhaitez-vous renforcer durant ce mandat ?

Les bases sont posées, nous allons poursuivre dans cette voie.
En termes d’équipements culturels, nous avons construit un nouveau pôle culturel Les Chais du canal qui abrite notamment un cinéma à la programmation éclectique et une librairie indépendante. Dans cette même lignée, des travaux sont prévus à la Maison Mathieu afin de la transformer en salle de spectacle d’une capacité de 100 places. Nous voudrions qu’elle incarne un lieu de proximité, un espace de création et d’accueil d’artistes qui présenteraient ensuite le fruit de leur travail aux habitants.
Je voudrais souligner que, dans le contexte actuel, les artistes sont en danger en raison notamment de subventions largement diminuées. C’est pourquoi nous attachons d’autant plus d’importance à ce que Frontignan la Peyrade reste une terre d’accueil pour les artistes et garantisse l’accès à l’art et à la culture comme un droit universel.