Visite officielle sur le site Exxon Mobil de Frontignan la Peyrade

Mardi 7 octobre, sur l’ancien site de l’ancienne raffinerie de pétrole Exxon-Mobil de Frontignan la Peyrade, une réunion suivie d’une visite du chantier a réuni le responsable environnement Esso, Hervé de Gréef, la sous-préfète de Montpellier, Véronique Martin Saint-Léon, la sous-préfète en charge du bassin de Thau, Amélie de Sousa, les représentants de la DREAL, le maire de la ville entouré de l’adjointe à la ville éducatrice et d’agents municipaux.

La rencontre a permis de faire un point d’étape sur le déroulement du chantier démarré en août 2022 par Esso en lien avec un réseau d’entreprises spécialisées. Des travaux d’envergure d’un montant de 50 millions d’euros qui ont pour objectif de dépolluer l’ancien site de la raffinerie Exxon-Mobil d’une surface de 11 ha en moins de quatre ans dans le respect de l’environnement et la sécurité des habitants de la ville. Ainsi, depuis trois ans, une immense tente gonflable s’élève à proximité du centre-ville de Frontignan la Peyrade. Ce dôme blanc délimite la zone de dépollution en cours où se réalise le processus d’excavation entre 1 et 4 m de profondeur des sols infiltrés par les hydrocarbures et abritant potentiellement les vestiges des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.

D’une longueur de 120 m de long, pour 50 m de large et 16 m de haut, il s’agit de la tente de confinement la plus grande du monde qui mobilise des techniques innovantes pour excaver les 170 000 m³ de terre, filtrer un volume de 220 000 m³ d’air à l’heure, sécuriser les fouilles d’engins pyrotechniques, opérer le remblaiement tout en limitant la pollution olfactive, le bruit et les poussières liés au chantier, source de nuisances pour les riverains. En outre, cette tente a été conçue pour pouvoir être déplacée à l’aide de treuils synchronisées afin de couvrir progressivement tout le maillage du site de manière rapide et efficace.

L’aboutissement de ce chantier colossal devrait survenir d’ici l’été 2026 avec la démobilisation et la réalisation d’analyses pour vérifier la conformité de la dépollution.

La réunion du 7 octobre a également abordé la question de l’avenir du site. Le projet de création d’un Pôle d’Échanges Multimodal (PEM) se poursuit. Frontignan la Peyrade renforcerait son positionnement de plateforme ferroviaire à la fois en raison de sa localisation entre Sète et Montpellier, qui suscite de nombreux mouvements pendulaires, et son rôle de porte d’entrée de la destination touristique. Le déplacement de la gare impliquerait la création de services, l’aménagement de parkings et la facilitation d’un maillage de mobilités douces. Ce projet impulse ainsi la définition d’un nouvel axe urbain à l’échelle de la ville mais aussi du bassin de Thau.

En effet, le PEM constitue un enjeu essentiel de mobilité pour le territoire car il va structurer l’aménagement de l’ensemble de la zone. Les perspectives de développement se dessinent d’ores et déjà avec la construction en cours du pôle culturel, la passerelle installée au-dessus du canal et le nouveau parking attenant désormais accessible. La fin du chantier qui s’annonce dans les délais permet d’envisager dès aujourd’hui la suite des opérations.

Véronique Martin Saint Léon, sous-préfète de Montpellier et secrétaire générale de la préfecture de l’Hérault, se réjouit de ce projet d’aménagement qui s’intègre au processus de requalification du cœur de ville : « La réhabilitation des friches industrielles est une priorité. Ce chantier de dépollution va permettre aux habitants de se réapproprier les espaces et de se projeter vers l’avenir. Le PEM, qui s’inscrit dans le contrat Action Cœur de Ville, se veut être un vecteur de dynamisme. Il faut également souligner tout le travail de sensibilisation et d’information mené par la ville en lien avec l’entreprise Esso pour expliquer la démarche aux Frontignanais et faire baisser l’appréhension qu’un tel chantier pouvait susciter. »

La réunion a débouché sur une visite du site. Le responsable environnement Esso, Hervé de Gréef, a présenté notamment les travaux actuels dans le canal du Rhône à Sète où la pose d’un voile de béton le long du quai Jean-Jacques-Rousseau permettra d’éviter les remontées de sulfure d’hydrogène et les nuisances olfactives associées. Le groupe s’est également paré des combinaisons et masques indispensables pour pénétrer sous la tente gonflable abritant les travaux d’excavation et de tri des roches.