En novembre, les commémorations retracent l’histoire des guerres et honorent nos disparus. Elles permettent le recueillement autant que la transmission de la mémoire collective aux nouvelles générations.
Cimetière de Frontignan, route de Balaruc, samedi 1er novembre. Les nuages pèsent de tout leur poids audessus du carré du souvenir où se tient solennellement la cérémonie d’hommage aux soldats morts au combat en cette journée nationale du Souvenir Français. La commémoration met également en lumière l’engagement de l’association qui procède à l’entretien des sépultures et des monuments commémoratifs en France et à l’étranger depuis sa fondation en 1887 grâce à ses bénévoles et aux donations du public.
Quelques jours plus tard, c’est devant le monument aux morts, place Gabriel-Péri, que les habitants, les élus de la ville dont le maire et le conseiller délégué au patrimoine communal et au devoir de mémoire, les porte-drapeaux, les sapeurs-pompiers et les associations d’anciens combattants représentées par Véronique Gautier-Robergeon, présidente du Souvenir Français de Sète / Frontignan et par Robert Sandras, président des Combattants d’Algérie Tunisie Maroc (CATM), se retrouvent mardi 11 novembre, date de l’Armistice de 1918 qui suspend les combats de la Première Guerre mondiale. Une fête nationale également dédiée, depuis la loi du 28 février 2012, à tous les morts pour la France, civils et militaires, victimes des conflits anciens ou actuels, sur le territoire ou au cours d’opérations extérieures (OPEX).
Le devoir de mémoire perdure grâce à ces rituels républicains tout en offrant une porte d’entrée sur l’histoire aux nouvelles générations qui n’ont progressivement plus de lien direct avec ces événements du passé et leurs survivants. En effet, l’enjeu est aussi celui de transmettre la connaissance de l’histoire, de construire une mémoire collective qui nourrisse la réflexion et sensibilise à l’importance de la paix et du dialogue entre les peuples.
La Marseillaise a résonné parmi les rangs, les officiels ont déposé les gerbes de fleurs au pied des noms des défunts que leur sacrifice émeut encore, et chacun conserve cet instant de recueillement comme un rappel à la vie, précieuse
