La Mobil : compte à rebours avant la fin d’un chantier XXL

Débutés en août 2022, les travaux de réhabilitation des 11 hectares du site de l’ancienne raffinerie Mobil de Frontignan la Peyrade, qui avait définitivement fermé en 1986, vont bientôt s’achever. Pour rappel, le chantier consiste en l’excavation des terres impactées par des hydrocarbures et des métaux puis leur évacuation vers des centres agréés. Le montant total du chantier s’élève à plus de 60 millions d’euros, pris en charge par l’industriel North Atlantic Energies (anciennement ESSO).

Après avoir été déplacée pour la 16e fois le 28 octobre dernier, l’immense tente gonflable de 120 m de long par 50 m de large et 16 m de haut – un dispositif unique au monde destiné à limiter les émanations d’odeurs d’hydrocarbures et la diffusion des poussières – a changé de position pour la dernière fois mercredi 7 janvier 2026. Les excavations seront terminées début mars 2026. S’ensuivront trois mois consacrés au démontage du dôme gonflable et de la tente conventionnelle utilisée pour le criblage et le stockage des terres, au démantèlement de l’unité de traitement des eaux et de la base-vie, au nivellement final du sol et au repli des engins de chantier. 170 000 m3 de terre auront ainsi été excavés sur 1 à 4 m de profondeur dont 85 000 m3 évacués hors site.

Perspectives d’aménagement du site

Les terrains seront ensuite restitués à la commune, qui prépare la reconversion du site. Au coeur du projet : la construction d’un pôle d’échanges multimodal qui abritera la nouvelle gare ferroviaire, une gare routière et des aires de stationnement, la création d’un quartier urbain connecté au centreville rassemblant des activités économiques orientées vers la transition écologique et l’économie bleue grâce à la présence du canal, un village d’artisans, des équipements de loisirs et sportifs ainsi que des espaces de rencontres et des activités pour les jeunes. Les quais le long du canal du Rhône à Sète seraient eux aussi transformés en lieu de promenade végétalisé sur le modèle du quai Voltaire.

En septembre dernier, un contre-voile en béton armé équipé de barbacanes a également été installé le long du quai Jean-Jacques- Rousseau afin de rediriger vers le fond du canal les eaux de la nappe souterraine chargées en hydrogène sulfuré (H2S), responsables des odeurs d’oeuf pourri ressenties par les riverains.