Étang d’Ingril : pêche interdite et coquillages impropres à la consommation

Si les coquillages de l’étang d’Ingril ne sont pas commercialisés, il est toutefois recommandé d’éviter d’en ramasser… Dans un rapport en date du 31 décembre, l’Agence régionale de santé Occitanie /ARS met en avant un possible risque sanitaire causé par des biotoxines marines. Dans la foulée, la préfecture de l’Hérault a décidé d’interdire la pêche ainsi que le ramassage et la consommation de coquillages issus de la lagune.

Mises en évidence par l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer /Ifremer, ces toxines, produites par le dinoflagellé benthique Vulcanodinium rugosum, pourraient présenter un possible risque pour la santé. Elles ont été détectées l’étang d’Ingril, à Frontignan. L’ARS Occitanie explique qu’il s’agit de pinnatoxines, des biotoxines marines qui s’accumulent notamment dans les coquillages.

Ces biotoxines causent chez la souris des réactions neurotiques aiguës en cas d’ingestion et sont donc potentiellement dangereuses pour la santé. Mais chez l’homme « aucun cas d’intoxication lié aux pinnatoxines n’a été rapporté à ce jour en France ni ailleurs dans le monde » affirme le rapport de l’agence régionale qui insiste sur « la nécessité d’éviter toute consommation de coquillages » provenant de l’étang d’Ingril.

Le préfet de l’Hérault à donc signé à cet effet un arrêté d’interdiction de la pêche professionnelle et de loisirs sur l’étang d’Ingril en interdisant également le ramassage et la consommation de coquillages (moules, palourdes) à compter du 1er janvier 2020.

Pas d’inquiétudes pour autant : aucune production conchylicole destinée à la commercialisation n’est issue de l’étang d’Ingril…