Le lycée Maurice-Clavel se dote d’un laboratoire de microbiologie sur pilotis

Laboratoire Lycée Maurice ClavelToujours en tournée de rentrée, Pierre Bouldoire a visité mercredi le chantier du laboratoire qui devrait être livré fin novembre. Fort de cet équipement, le lycée espère pouvoir ouvrir une section Bac pro, spécialisée dans le contrôle qualité.

Le laboratoire de microbiologie, actuellement en construction au lycée Maurice-Clavel, donne envie de retourner à l’école. Juchée sur des pilotis d’acier et toute en bois, la salle de 100m², reliée à la coursive existante, dispose en effet de grandes fenêtres et d’une vue magnifique.

Ce parti-pris architectural a permis de résoudre le problème de place, avec le maintien du préau entre les pilotis. « Il répond en outre aux contraintes imposées par le plan de prévention des risques d’inondation« , précise Laurent Huet, architecte. Quant à l’accessibilité, elle est garantie grâce à un ascenseur.

Aux côtés de Pierre Bouldoire, maire et président du lycée, et de Claudie Minguez, première adjointe déléguée à l’éducation et à la parentalité, Georges Forner, directeur de l’établissement, rappelait la genèse du projet. « Cette structure doit permettre l’ouverture d’un Bac pro Laboratoire contrôle qualité. Nous avons anticipé sa construction pour éviter de se retrouver sans laboratoire au lancement de la section. La Région, qui finance les travaux à 50%*, nous a suivis. »

« L’école de la deuxième chance« 

En revanche l’autorité académique, en l’occurrence la Direction régionale de l’agriculture, de l’alimentation et des forêts/ DRAAF, traîne des pieds pour accorder l’ouverture de cette formation. Elle invoque une concurrence préjudiciable avec le lycée agricole de Castelnau-le-Lez, qui propose déjà cet enseignement.

Un argument balayé par le maire, qui voit là « un échec de la pensée ». « Éloigner les lieux éducatifs n’est jamais bon« , souligne-t-il.  « D’autant que seuls trois Bacs pro de ce type sont proposés en Occitanie, embraye Georges Forner. En plus, ces cours ne coûteraient pas grand-chose. Nous pourrions presque les faire à moyens constants. Ce serait une vraie plus-value pour notre établissement. Dans tous les cas, ce laboratoire servira aux formations existantes, notamment les cours de physique/chimie qui sont saturés »  « Ici, c’est une véritable école de la deuxième chance, insiste Pierre Bouldoire. Ce combat est aussi le nôtre. »

Un nouveau restaurant scolaire

Le lycée, qui a déjà ouvert trois salles supplémentaires en 2011, va également se doter d’un nouveau restaurant scolaire. L’équipement actuel, situé sur les terrains de l’ancienne raffinerie, va en effet être démoli dans le cadre de la dépollution du site adjacent. La nouvelle salle (212m² avec terrasses), également sur pilotis, sera édifiée au quai du Caramus.

Là encore partie prenante du projet, la Ville devrait prendre à sa charge l’aménagement d’un jardin sur l’espace vert attenant. « Une fois de plus, nous allons remettre de la vie, là où il n’y en avait plus« , se réjouit Georges Forner.  « De l’autre côté du canal, autour du plan du Bassin, un déplacement de la salle de l’Aire vers le site dépollué de l’ancienne raffinerie et la création d’un port fluvial sont à l’étude », ajoute le maire. Et de conclure : « Comme dans l’éco-quartier des Pielles, la reconquête des sites industriels va débuter par les services au public. »

*La construction du laboratoire (450 000 euros avec les équipements) est financée à 50% par la région Occitanie et à 50% sur les fonds propres de l’établissement.