Commerces de proximité : la CCI met en lumière les habitudes de consommation

ENQUETE CCIDébut novembre, la chambre de commerce et d’industrie/ CCI lançait une enquête pour identifier les habitudes de consommation sur Frontignan la Peyrade. Une étude dont les résultats étaient présentés aux commerçants le 5 décembre dernier et qui met en lumière les points fort et ceux à améliorer du commerce de proximité. 

Il a plus de 60 ans, vit en couple, est à la retraite et se déplace en cœur de ville pour  effectuer ses achats. S’il fréquente chaque semaine les commerces de proximité et les grandes surfaces alimentaires, il apprécie tout particulièrement les marchés du jeudi et du samedi et les halles récemment rénovées. Lui, c’est le consommateur type de Frontignan la Peyrade tel qu’il apparaît dans l’enquête initiée par la chambre de commerce et d’industrie.

Une même enquête, mais plusieurs questionnaires établis afin d’obtenir un prisme plus global sur l’état du commerce à Frontignan la Peyrade. En effet, ce sont 3 questionnaires qui étaient proposés, s’adressant chacun à une cible différente : commerçants, clients et « non consommateurs ». Avec près de 600 réponses au total (450 retours de consommateurs, plus de 70 pour les non consommateurs et 72 réponses de commerçants) cette étude offre une photographie de l’offre et de la fréquentation commerciale sur la ville.

Si le potentiel annuel de consommation des ménages de Frontignan la Peyrade est de l’ordre de 200 millions d’euros, le chiffre d’affaire des commerces frontignanais reste ancré autour des 70 millions d’euros (hors impact touristique). L’écart correspond à l’évasion commerciale vers les zones Balaruc, Sète et Montpellier.

Des freins déjà identifiés par la Ville

HALLES_COMMERCESLe territoire communal très étendu implique un certain éclatement de l’offre commerciale en 5 pôles bien distincts : Outre le centre-ville, le centre de la Peyrade et Frontignan plage, s’ajoute le centre commercial « Les portes du muscat »,  au centre du territoire, en jonction entre le centre-ville et le quartier de La Peyrade, ainsi que la zone d’activité du Barnier à la sortie nord de la ville.

Cette étude fait également ressortir quelques points qui semblent freiner la consommation locale. En interrogeant ceux qui n’ont pas consommé sur Frontignan depuis au moins 1 an, il ressort notamment une insuffisante diversité de l’offre commerciale, une lecture difficile du plan de circulation, un stationnement considéré comme trop réduit et des horaires d’ouvertures des commerces qui ne semblent pas en adéquation avec les besoins des actifs, qui, pour une grande majorité (63%) travaillent en dehors de la ville. Des freins déjà identifiés par la Ville, qui travaille à des solutions sur tous les fronts.

Préemption, boutiques éphémères et stationnement gratuit

Ainsi, le plan local d’urbanisme en révision (à consulter ici) prévoit la mise en place d’un véritable parcours commerçant. Kelvine Gouvernayre, conseillère communautaire et conseillère municipale déléguée au commerce à l’économie et à l’artisanat porte également auprès de Sète Agglo le droit à la préemption de certains locaux afin de donner plus de diversité au commerce frontignanais, avec aussi la possibilité de proposer des boutiques éphémères.

Côté accessibilité, la Ville développe depuis plus de 10 ans le stationnement gratuit, notamment en  zone bleue qui couvre aujourd’hui la quasi-totalité du cœur de ville et du centre de la Peyrade. Sans oublier les 2 000 places gratuites des parkings de proximité immédiate. L’extension du parking du Caramus au printemps 2017, l’ouverture d’ici la fin de l’année du parking de l’ancienne caserne des pompiers et la réfection prochaine du parking de l’ancienne gare de marchandises sont autant d’atouts supplémentaires pour faire renforcer l’accès à l’offre commerciale en cœur de ville. Les zones de stationnement vélo autour et centre-ville favorisent également d’autres modes d’accès.

HALLES_COMMERCES PATISSERIEDes consommateurs optimistes

Également soucieuse de répondre au sentiment d’insécurité pointé par certains commerçants et consommateurs, la Ville a mis en place en mars 2017 un observatoire citoyen de la tranquillité publique. Ce dernier, véritable espace de concertation, associe représentants des commerçants, des conseils de quartiers, du conseil municipal des jeunes et du conseil des sages, nouvellement créé. Une instance citoyenne qui a notamment participé à l’étude de mise en place d’un système de vidéo-surveillance communal.

Si la perception globale de la situation semble être en adéquation entre commerçants et clients, un différentiel persiste sur la satisfaction des uns et des autres. On remarque ainsi un optimisme plus prononcé chez les consommateurs satisfaits à 80% par l’accueil et la qualité des commerces. Des clients qui, s’ils semblent se satisfaire des animations portées par la ville, pointent au passage le manque d’animations commerciales et leur envie de voir les devantures des commerces se moderniser.