Aire d’accueil : Frontignan demande l’intervention du Préfet

Depuis le 25 mars, l’aire d’accueil des gens du voyage sur la commune de Frontignan est fermée par décision brutale de Sète agglo, qui gère le site inscrit au schéma départemental dans le cadre de la loi Besson. 3 semaines plus tard, les familles concernées sont toujours en attente de solutions alternatives et la date de réouverture n’est toujours pas prévue. Une situation indigne qui ne peut durer pour personne. Pierre Bouldoire demande au Préfet d’intervenir.

C’est une décision aussi brutale qu’indigne qui amène Pierre Bouldoire à demander au Préfet de « faire respecter l’état de droit sur le bassin de Thau »Outre qu’aucune urgence technique ne justifiait cette fermeture – les travaux auraient pu être réalisés sur une courte durée et en site occupé – elle met des familles dans une situation difficile qui ne peut plus durer.

Car aucune solution alternative ne leur a été proposée et elles sont toujours en attente de réponse de Sète agglo. Tout particulièrement celles qui ont des enfants inscrits en école primaire ou au collège sur la commune et qui suivent une scolarité régulière dans de bonnes conditions et dans une situation de stabilité, maintenant compromise. Depuis le samedi 23 mars, certaines familles se sont d’ailleurs installées dans différents endroits du territoire et notamment à Frontignan, sur l’ancien stade du quartier de La Peyrade pour rester proches des établissements scolaires, ce qui a provoqué un fort émoi des habitants.

Pierre Bouldoire a également écrit au président de Sète agglo pour lui rappeler ses obligations en la matière et lui demander « de réaliser en urgence les travaux sur l’aire afin de permettre sa réouverture le plus rapidement possible ». Car il s’agit de mettre rapidement fin à cette situation.

Rappelons que le 21 février, le président de Sète agglo annonçait aux élus présents en bureau d’agglo qu’il envisageait de prendre un arrêté de fermeture de cette aire d’accueil. Un arrêté signé en fait le jour-même et publié dès le lendemain,  également par voie de presse… « Une manière de procéder inacceptable. Non seulement, vous n’avez pas été honnête envers les élus présents au bureau communautaire, mais surtout à aucun moment, les services ou les élus de la commune de Frontignan n’ont été informés des problèmes se posant sur cette aire, ni associés à une visite sur place ».

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La loi Besson a donné naissance aux aires d’accueil, obligatoires pour les communes de plus de 5 000 habitants dans le cadre du schéma départemental, co-élaboré par l’État et le conseil départemental. Elle impose également une gestion coordonnée de leur fermeture temporaire, justement pour éviter ces situations. Mais il faut bien dire que seules Frontignan, Mèze et Marseillan en sont dotées, la Ville de Sète refusant toujours de remplir ses obligations légales en s’opposant à la création d’une aire d’accueil sur son territoire. Elle est pourtant inscrite elle-aussi au Schéma départemental d’accueil des gens du voyage co-élaboré par les services de l’État et du Conseil départemental, et aurait pu offrir des solutions.